Sur les rails

Publié le par Meuble

Certaines ont réclamé à corps et à cris de la nouveauté sur ce blog. Bon, d’accord, plus à cris qu’à corps. Et encore, c’était plus à coups de messages èmessèniques et bloguiens que de cris à déchirer les tympans. Et quand je dis certaines, notez le pluriel. Là, vous pourriez imaginer une foultitude de lectrices fanatiques s’arrachant les cheveux de déception en ne voyant guère de nouveauté ces temps-ci en ce lieu. En fait, le pluriel commence à deux.

 

 

 

Qu’est-ce qui se passe-t-il donc pour que je n’aie pas publié de récit prosaïque ou autre conception motée, quelle qu’elle soit ? Hé bien, pas grand-chose. C’est juste que, comme d’autres occupations, les blogs, ça marche par périodes. Des fois, j’écris tous les jours, et je visite les habituels aussi souvent. D’autres fois, je n’ouvre pas mon clavier et délaisse les journaux virtuels.

 

 

 

En ce moment, comme vous avez pu le constater par vous-mêmes, c’est plutôt une période de creux pour l’écriture. Pourquoi cela ? Pas d’idées ? Non, même pas : des idées, j’en ai encore un peu, quatre ou cinq, qui me traînent derrière la tête. Mais c’est vrai qu’elles vont commencer à s’épuiser, je pense. Autant, avant, la vie à l’école était bien remplie, on nous maintenait le cerveau en ébullition, on discutait de tout et de rien (assez majoritairement de rien, d’ailleurs), ce qui initiait des discussions métaphysiques qui pouvaient mener à des interrogations aussi bouleversantes pour l’esprit humain que « pourquoi les dates de péremption sur les produits alimentaires sont-elles aussi précises ? » C’est vrai, quoi, il y a des dates au jour près ! La nourriture ne pourrit quand même pas d’un coup, non ? Entre le 14 et le 15 janvier, ma boîte de haricots verts va fleurir de champignons instantanément ?

 

 

 

Alors que maintenant, la routine est à base de boulot, et au boulot, en général, on parle boulot. J’essaye bien parfois d’initier des discussions aussi métaphysiques que celles évoquées plus haut, au moment des pauses, mais personne ne suit… Or, c’est de ces discussions que je me nourris, que mon cerveau s’alimente en pensées étranges et parfois fugaces, qu’il me faut retenir pour pouvoir les développer plus tard.

 

 

 

Mais bon, comme je l’ai dit, j’ai encore trois ou quatre idées à développer. Alors, pourquoi ce vide sur la toile ? Parce que l’araignée a la flemme de tisser, tout simplement. Parce que, les idées que j’ai, il faut les développer. Ca prend du temps. C’est pas juste un bout d’article où je raconte ma vie, écrit en cinq minutes. Et le soir, j’ai d’autres choses à faire, qui prennent du temps, et au final, l’écriture passe à la trappe. Alors, oui, je pourrais raconter ma vie, mais est-elle intéressante ? Dans la majorité des journées, il faut avouer qu’il ne se passe pas grand-chose ! Il y aurait des péripéties, des incongruités, des inhabitudes, je ne dis pas. Mais en ce moment, c’est assez calme. Et je n’ai pas ouvert la porte de l’antre pour y stocker des banalités qui n’apporteraient rien à personne. Non, le but de cet antre, c’est d’accueillir du monde, s’asseoir dans un coin près du feu, et discuter de tout et de rien. Ce n’est pas de monologuer sur des travaux qui me doublent mon temps de trajet matin et soir, parce que, même si c’est chiant, avouez que c’est pas grave, c’est insignifiant, et surtout, tout le monde s’en fout.

 

 

 

Vous pourriez me suggérer de raconter les vacances qui viennent de s’écouler, Noël, le jour de l’an, la journée à Paris, le spectacle de Gad Elmaleh, et que sais-je encore. C’est vrai, je pourrais. Mais je me suis dit, en vivant ces moments, que c’était juste magnifique, parce que je ne les vivais pas seul, mais qu’il y avait à côté de moi une jeune demoiselle que j’aime sans qui je n’aurais pas fait ne serait-ce que moins de la moitié du quart de ce qu’on a fait pendant ces pseudo-vacances (bah oui, y en qui bossent !), et que, si je voulais retranscrire ça ici, il faudrait que je rende hommage à toute cette beauté, en vous communiquant ce sentiment à travers des mots sortis de mon cerveau, choisis soigneusement pour recréer une ambiance fidèle à la réalité. Le problème, c’est que je ne pense pas pouvoir y arriver. Comment peut-on décrire une sublimation ? Sa retranscription ne serait qu’une approximation.

 

 

 

Alors, en ce moment, mon clavier est délaisser la plupart du temps. Certaines touches sont bien utilisées plus que les autres, mais elles ne suffisent pas à raconter des histoires vite fait bien fait : Z, Q, S, D, A, T, C,… Les mots qu’on peut former avec tout ça ne sont pas légions, non ? Même si on peut faire un DTC avec tout ça, ça va pas remplir un SAC. Et TAC !

 

 

 

Mais alors, pourquoi ce soudain article, alors même que j’affirme noir sur… heu… crème clair ? que j’ai la flemme d’écrire parce que, entre autres, ça prend mine de rien pas mal de temps ? Parce que, à l’heure où je tapote sur ce clavier, je suis dans le train, en première classe (une place à 135€, d’ailleurs !!), pour un voyage de 2h40 qui va me propulser jusqu’à Avignon, et que du coup, j’ai du temps pour écrire ! Alors, pour celles qui réclament des textes, en voici un, et si vous avez de la chance, peut-être serais-je également motivé demain, pendant le voyage de retour, pour écrire quelques lignes…

Publié dans Tranches de vie

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Noë 16/01/2008 22:08

Même quand tu écris pour dire que tu n'écris rien, j'adore ça! ^^ C'est vrai, raconter sa vie, ce n'est pas ce qu'il y a de plus intéressant (et ce n'est pas ce que j'attendais non plus d'ailleurs). C'est bien pour garder le contact avec des amis lointains ou avec sa grand-mère, c'est tout!Mais ce que j'aime chez toi et qu'à si bien retranscrit Panthère (qui, je pense, doit être la seconde demoiselle ^^) c'est justement ta faculté  "de partir en cacahuète sur un grain de poussière". A nous de la cultiver à deux!

Panthère 16/01/2008 20:50

Fais gaffe à ne pas perdre cette formidable faculté de partir en cacahuète sur un grain de poussière... ça serait vraiment dommage ! :(Je crois que c'est là le plus chiant du boulot : même si c'est un truc culturel, par exemple, ça a quand même un côté abrutissant, car moins de temps pour penser à tout et n'importe quoi. Heureusement qu'il y a un Merle et des Kiwis pour garder tout ça bien vivace :DBisouilles !