(For)fait divers

Publié le par Meuble

Vu dans le Zapping de Canal+, le 30/11/09 : des jeunes militants UMP, revêtus de combinaisons de plongée, ont entrepris de se baigner dans les eaux pures de la Seine, dans le cadre du sommet de Copenhague, pour « alerter sur le réchauffement climatique ».

 

Malheureusement pour eux, la baignade dans la Seine est interdite. Des policiers sont donc arrivés sur les lieux de la manifestation, et ont commencé à verbaliser les contrevenants.

 

Heureusement pour eux, la technologie en matière de communication s’est bien développée ces dernières années, voyant notamment la naissance du téléphone portable, et des radios.

 

C’est donc tout naturellement que les policiers, après avoir discuté avec un ou des interlocuteurs non identifiés, ont rangé leurs procès verbaux, et ont laissé partir les jeunes militants UMP, libres et exempts de toute contravention, avec en bonus un air de supériorité, d’arrogance, et de suffisance qu’on ne retrouve guère que chez des gens persuadés (à juste titre) d’être intouchables.

 

À un des journalistes présents qui filmaient la scène (et la Seine), un policier interrogé sur ce subit revirement de situation, répondit d’un air embarrassé : « Je sais... c'est des choses qui arrivent, des fois, voilà. »

 

Il faut croire que ces jeunes n’avaient tout simplement pas terminé leurs études de droit, comme le veut la mode ces temps-ci, et ignoraient donc l’interdiction. Notez que la maxime consacrée se formule « nul n’est censé ignorer la loi », et non « nul n’est sensé d’ignorer la loi ». En effet, pour échapper à la loi, nul besoin d’être sensé, il suffit d’être à l’UMP.

Publié dans Tranches de vie

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