Eiffel tour
Toute cette semaine, Ouï FM fait gagner des places pour le concert privé d’Eiffel, lundi 14, à la Flèche d’Or. Enfin, depuis ce week-end, en fait, contrairement à ce qu’indiquait leur site internet (à savoir début lundi 7). En effet, samedi matin, 8h55 à peu près, j’entendis l’animateur offrir des places aux premiers qui appelleraient la radio. Le temps de faire le numéro, forcément, il était trop tard.
Mais du coup, je me suis remis à écouter Ouï FM. Parce que depuis la grande époque (en gros, les années 2000 et la période LMDMeuF), où les animateurs étaient vraiment bons, et la musique aussi, cette radio s’est bien dégradée... Ce qui coïncide, étrangement, avec l’arrivée d’Arthur à la présidence de ladite radio. À la suite de quoi les animateurs ont tous commencé à partir, et beaucoup se sont retrouvés sur Le Mouv’, où ils sont d’ailleurs encore aujourd’hui.
Bref, programmation moins bonne qu’avant, animateurs qualifiés remplacés par des plus classiques, c’est-à-dire qui parlent vite et n’ont rien à dire, mais réussissent tout de même à donner l’impression qu’ils ont un QI moyen proche de celui d’une éponge comatique (bon, pas tous quand même, certains « anciens » sont restés, mais ils sont peu nombreux), en fin de compte « l’esprit Ouï FM » a disparu... et c’est bien dommage. Conséquence, je n’écoute plus Ouï FM qu’occasionnellement.
Sauf depuis samedi, donc, puisque je guettais l’opportunité de gagner des places. Ce matin, 8h25, j’entends une nouvelle fois la possibilité de gagner des places. J’appelle, cette fois on prend mon numéro et mon prénom, et on me dit qu’on me rappellera si je suis sélectionner. Une dizaine de minutes plus tard, j’entends l’animateur discuter avec un auditeur... pour lui offrir des places. Elles me passent sous le nez encore une fois...
Et puis, vers 9h, mon téléphone sonne, numéro inconnu. Je me dis, en décrochant, qu’il y a de bonnes chances pour que ce soit la radio. Effectivement, ils me rappellent pour me proposer de participer à un jeu et ainsi peut-être gagner des places. En pleine pandémie de grippe A, le jeu est simple : déterminer si les personnalités citées par l’animateur sont vaccinées ou pas.
Fin de la chanson, l’animateur annonce le jeu, et présente les participants. Je suis face à une certaine Julie. Celle ou celui qui donne le plus grand nombre de réponses justes remporte les places ! À partir de là, j’avoue que je sais plus trop ce qui se passe, je ne me souviens pas des personnalités citées, Julie et moi répondons en fonction de notre intuition, guidés par ce que nous inspirent les noms : jeune, vieux, fréquente du public, serait plutôt du genre à suivre les préceptes du gouvernement ou pas, etc. Au final, dernière personnalité citée, et Julie et moi sommes ex aequo. Un dernier pour nous départager : Fred et Jamy, de C’est pas sorcier. Résultat... nous répondons la même chose ! Encore ex aequo, donc...
Du coup, ils nous offrent deux places chacun ! Aux Ahuris, donc : rendez-vous lundi soir !
Pour les autres, je ne peux m’empêcher d’apporter quelques précisions sur Eiffel. En effet, quand j’en parle, on répond souvent « Ah oui, ça me dit quelque chose ! C’est de l’élecro, non ? » Non. Ça, c’est Eiffel 65, et ça n’a strictement rien à voir...
Eiffel, ça n’a rien à voir non plus avec la tour de Gustave. Le nom vient d’une chanson des Pixies. Eiffel, c’est du rock français, groupe formé à l’heure actuelle de Romain Humeau, Estelle Humeau, Nicolas Courret, et Nicolas Bonnière. Les deux premiers forment le noyau dur, puisqu’ils sont là depuis le début. Nicolas C. était également présent à l’origine, mais s’est séparé du groupe pendant un moment, avant de revenir pour l’enregistrement du dernier album, À tout moment, sorti le 5 octobre dernier. Enfin, Nicolas B. a rejoint le groupe pour la tournée, et pour info, c’était le guitariste du groupe Dolly, et il accompagne d’ailleurs toujours Manu, l’ex-chanteuse, dans sa tournée solo.
Pour donner des repères peut-être plus parlant, on peut entendre en ce moment sur les ondes À tout moment la rue et Sous ton aile, les deux premiers singles du dernier album sorti. Parmi les autres titres connus, on peut citer Te revoir, Tu vois loin, ou Ma part d’ombre, singles tirés des albums précédents. Enfin, si vous allez en bas de cet article, vous pourrez écouter Minouche, morceau présent sur le dernier album.
Eiffel, c’est donc quatre albums studio et un double album live. Assimilés à Eiffel, on trouve l’album solo de Romain, L’éternité de l’instant, et des titres avec Bertrand Cantat, notamment une reprise du Temps des cerises qui date d’il n’y a pas très longtemps. Coopération loin d’être étonnante, parce que les deux sont amis, et que, quand on parle d’Eiffel, on cite généralement Noir Désir, ne serait-ce que pour situer le style parmi la pléiade d’artistes différents qui fleurissent de nos jours. Mais, même s’il reste vrai qu’un fan d’un des deux groupes appréciera très certainement l’autre, on ne peut pas non plus résumer Eiffel à Noir Désir, ce sont deux groupes très différents avec chacun leur personnalité, leur recherche instrumentale leur poésie. Les textes d’Eiffel sont d’ailleurs toujours très travaillés, avec des pépites de beauté lexicale et de doubles sens qui font la richesse des paroles. Sans compter la mise en musique de textes et poèmes qui rendent superbement bien, notamment Je voudrais pas crever, sur un texte de Boris Vian.
Extraits :
Plus de choix si on t'en donnait un peu moins
Plus de profit en as-tu besoin ?
T'as tout, tu profites de rien !
Avec des si, nous aurions tous les droits,
L’amer ne serait plus à boire
Que ne donnerai-je donc
Mais qu’ai-je donc à donner ?
Des fleurs cueillies dans la poussière...
Pointes d’orages
Le bruit des bottes, le silence des pantoufles
Pour l’étouffement des rages
Le calme après la tempête
Peut aussi atteindre des sommets.
Puisque l’on ne rêve pas sa vie
Mais que c’est elle qui nous rêve
Il nous faudra chercher sans trêve
Dans ses recoins les plus jolis
Pour de l’amour-propre, combien de mains sales ?
Tous tes rêves éveillés
S’entendent dire " Z’avez vos papiers ? "
Et si quelques points noirs
En cols blancs poivrent nos cieux
D'ondes occultes en tubes longs et creux
Comme la promesse au pays
D’un pitbull au Fouquet’s
Dieu, tu laisses à désirer
Et nous prêtes à croire
Que de la tête aux pieds
Nous sommes du hasard