L'Antre

L'Antre, qu'est-ce donc que cela ?

Un lieu où l'on entre, on regarde, on se promène, on en sort, et parfois on y revient.

C'est un lieu de communication, mais aussi d'interaction, de partage, de réflexion. Le but est d'échanger sur des idées, de réagir sur un texte, une photo, une musique, d'entretenir la discussion.

Si l'auteur en est le conservateur, il n'a cependant de raison d'exister que par ses visiteurs. C'est vous qui l'animez et le faites évoluer, par vos remarques et réactions.

Alors si vous vous égarez en ces pages, que leur contenu a provoqué chez vous ne serait-ce qu'une infime réaction, s'il vous plaît, partagez-la !

C'est aussi cela qui donne l'envie de continuer...

Avatar

msn49.JPG
Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 00:00

Je veux exprimer une idée

Avec force verve et beaux phrasés,

Et quelques rimes qui accrochent,

Qui coulent, fluides, sans anicroche.

Mais les mots se coincent au fond

De mon bulbe qui se morfond,

Se plaint, boude et se ratatine,

Moisi comme une vieille tartine.

 

Il reste là et se tient coi

Imposant le silence au moi,

Au surmoi, au subconscient,

Réfrénant tout épanouissement :

Immobile alors qu’autour tout tourne,

Il reste là et se détourne,

Immobile alors qu’autour tout grouille,

Il reste là, stoïque, et rouille.

 

Que la vie se révolutionne,

Que les envies s’ambitionnent,

Il n’est plus acteur mais scrutateur

Des existences et des bonheurs

De tous ces êtres, ces autrui

Qui gravitent autour de lui :

Spectateur il regarde, morose,

Sa propre vie figée, en pause.

 

Il lui manque pour repartir

Un flot incapable de tarir,

Une source d’inspiration

Chatouilleuse d’imagination,

Cette puissance débridée,

Génératrice de toute idée,

Et par qui la création fuse :

L’insinuative voix d’une muse.

 

Elle réveillerait les sentiments

Enfouis au plus profondément

De cet être à l’âtre échaudé

Par le monotone des années,

Ressusciterait les émotions,

Les envies, folies et passions,

Les pulsions, craintes et amours,

Pour reprendre enfin le cours

D’une existence interrompue,

Guidée cette fois par les nues,

Qui n’influenceraient plus que l’art,

Mais toute la vie, en étendard ;

Donneraient envie d’avancer

Sur chemins tortueux et routes pavées

De bonnes intentions ou d’écueils,

De naissances ou bien de deuils.

 

Je cherche ainsi à renaître

Sous l’impulsion du seul être

Capable de transformer

Une vie fade en vie rêvée,

Et encenser tous les jours l’âme :

L’amie, l’amante, la muse… la Femme.

Par Meuble - Publié dans : Textes, Nouvelles, Créations
Laisser une trace - Observer les 2 traces de passage
Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 00:31

What if the muses were just split apart and sprinkled all over the world?

 

Si les muses étaient ici et là,

Par-dessus en-dessous ici-bas

Cachées dans les moindres recoins

De l’air qui virevolte et s’immisce

En flux qui influe, ensemence

Les cieux d’idées, de beauté,

Les yeux en seraient écarquillés, étoilés.

 

Si les muses étaient ici et là,

Nous serions inspirés, émerveillés

À en perdre le temps, l’inactivité,

À abolir l’ennui et l’apathie

Et festoyer sur les restes de nos envies

Profitant de l’instant, illuminés :

Les enfants de l’insouciance incarnée.

 

What if the muses…

 

Si les muses étaient ici et là,

Nul besoin de critiquer ou de rêver,

Cynisme et onirisme liés

Par une illustre inconnue,

Hôte de l’utopie dévoilée,

Ôte son masque et entame la ronde

De l’amas d’âmes fécondes.

 

Si les muses étaient ici et là,

Création et partage en exergue,

Connaissance du monde et de ses voisins,

Acceptation de l’autre et ses besoins.

 

Si les muses étaient ici et là,

Unification derrière la bannière

Mélangée, colorée, patchworkée

D’une vie rêvée devenue réalité.

 

What if the muses…

 

Si les muses étaient ici et là,

Soleil lunaire,

Pléonasmes oxymorés

Et raz-de-terrées,

Incohérences,

Incongruences

Et dernière danse,

Avancer,

Se retourner

Et reculer,

Pour continuer,

Révolutionner,

Idéaliser,

Évolution,

Régression

Et imagination,

Possibles,

Impossibles

Et plausibles,

Ciel aqueux,

Océan sirupeux

Et monde amoureux.

 

Si les muses étaient là, ici :

Le sel de la vie,

Le poivre d’une lubie,

Et tout cet infini

De fééries,

Rêveries

Et chimèreries,

Si les muses étaient là, ici …

Si les muses étaient ici…

Ici

Par Meuble - Publié dans : Textes, Nouvelles, Créations
Laisser une trace - Observer les 0 traces de passage
Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 13:50

La date approche, c'est pour bientôt : voici venir un festival photo, entre Lille et Paris : celui de Pix populi !

 

Des expos, des conférences, des ateliers, une belle rencontre à ne pas manqer ! (Si vous êtes indécis, sachez que c'est gratuit !)

 

Pour les infos, suivez les liens (ils sont plus haut), et tout se passera bien !

 

Quant à moi, je serai là-bas... avec une expo, de l'eau, des photos !

 

Bref, rendez-vous à Chaulnes ce week-end (et pour la rime j'ai plus que "Happy end" !)

 

http://www.pix-populi.fr/static/images/affiche-festival-photo.jpg

Par Meuble - Publié dans : Tranches de vie
Laisser une trace - Observer les 1 traces de passage
Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 20:30

Je suis sur la N12, direction province. Environ minuit. De retour du restaurant, après célébration d’anniversaire en bonne et due forme. Je m’engage sur la voie la plus à gauche, sortie Élancourt. À deux minutes de chez moi. Il y a deux autres voies sur ma droite. Je suis encore dans la ligne droite, sans freiner, sans tourner. Juste une décélération tranquille, pour aborder le virage doucement, parce qu'il neige légèrement. La route est humide, la température négative. Ça suffit...

 

Je sens la voiture commencer à glisser, l'air de rien, sur la droite. « Oh shit ! » J'essaye de redresser. Pas moyen. À droite, à gauche, peu importent mes coups de volant. La voiture a décidé de s'affranchir. Elle commence à louvoyer. Je comprends qu’il n'y a plus rien à faire, alors j'attends. « Oh shiiit... » Petit tête à queue pour la note artistique, je traverse les trois voies pour finir dans le muret à droite. Enfin, je suppose que ça s’est passé comme ça. Entre le moment où la voiture a commencé à partir, et le moment où il n'y a plus eu de bruit, plus de mouvement, je ne me souviens pas tellement. Des fragments. Pourtant j'étais conscient.

 

Après le choc, je regarde où je suis. Arrêté, sur la droite, dans le sens de circulation. J'ai mal au côté gauche. Je vois des débris dehors. La musique continue à tourner. Un airbag est tombé du plafond sur ma gauche. Et puis, il y a cette odeur... J'ai peur que la voiture crame. Souvenir de lycée. Cinq jeunes morts dans une voiture qui a pris feu après s'être fait percuter. Non, elle ne brûle pas. Je suppose que c'est l'odeur des airbags, de la poudre quand ils se déclenchent. J'apprends plus tard que c'est l'odeur des gaz qu’ils contiennent. J'ai du mal à respirer, je reste quelques instants dans la voiture pour me remettre. Mais c'est dangereux, il faut que je sorte et que je me mette à l'abri. Je ne sais pas si je suis visible. J'allume les feux de détresse. Ça les éteint. Ils se sont déclenchés tout seuls. Je les rallume.

 

Je reprends mon souffle, je sors, je me pose sur le muret. Et maintenant, je fais quoi ? Quelques voitures passent, ralentissent, repartent. Merci... Je sors mon portable et j'appelle les pompiers. Au moins, mon portable fonctionne, il n’est pas déchargé. Je suis au téléphone. Mon pare-chocs est sur la chaussée. Une voiture arrive, ralentit en voyant l'accident. Elle heurte mon pare-chocs. S'arrête. Le conducteur sort, fait le tour de sa voiture, vérifie son propre pare-chocs. Ça a l'air bon, sa voiture n'a rien. Il remonte dans sa voiture et repart. Ma voiture est en morceaux, je viens d'avoir un accident, je suis tout seul, j'ai mal, je n'ai pas envie de m'occuper de ce qui se passe, j'ai envie qu'on s'occupe de moi, enfin quelqu'un s'arrête... Pour vérifier que sa voiture n'a rien. Et repart. J'ai envie de lui foutre des baffes.

 

Finalement une voiture s'arrête, trois jeunes dedans, ils descendent et me demandent si ça va, l'un d'eux ramasse les débris un peu partout. Je suis encore au téléphone, les pompiers vont arriver. Une autre voiture s'arrête, quelqu’un avec un blouson « Jussieu Secours ». Il passait là par hasard, il rentrait chez lui. Il me demande si ça va, il sort un bâton lumineux pour faire la signalisation, il reste pour attendre les pompiers. Les trois jeunes repartent. Merci à eux. « Je vais éteindre le moteur, quand même... » Ah tiens ? Il tournait encore... Je ne pensais pas que c'était possible... La musique aussi tourne encore. Eiffel. Je sors le CD et le range dans mon sac, avec mes autres affaires, mon appareil photo, mes cadeaux tout neufs. Et cette odeur de brûlé.

 

Les pompiers arrivent, ils me prennent en charge. « Douleurs au flan gauche, pas d'hématomes visibles ». Non, ça, ils apparaîtront plus tard, il faut leur laisser le temps de venir. Dans un jour ou deux. Comme à l'escrime. On attend qu'un CRS passe, il note mes coordonnées. On part pour l'hôpital. Déposé aux urgences. « Sur une échelle de 1 à 10, 10 étant une douleur vraiment insoutenable, comment noteriez-vous la vôtre ? ». J'en sais rien. Comment je peux savoir ce que ça fait une douleur de 10 ? Et puis il y a tellement de façons d'avoir mal... De toute façon, je suis sûr que c'est une échelle logarithmique. « 3 ou 4, ça dépend si je respire ou pas ». « Tenez, deux comprimés de paracétamol, à faire fondre sous la langue ». On m'assoit, on m'allonge, on m'ausculte, on me palpe. On me fait des radios. Mes côtes sont intactes. « Bon, je vous fait une ordonnance, je vous donne des comprimés pour ce soir, et vous pouvez y aller ». « J'ai droit à un arrêt de travail ? » « Vous faites quoi comme boulot ? » « Ingénieur. Chef de projet ». « Non, je peux pas. Vous êtes physiquement capable de rester assis derrière un bureau. Vous auriez été maçon, ç'aurait été différent ». Je veux être maçon.

 

« Vous avez un moyen de rentrer chez vous ? » ... « On va vous appeler un taxi ». Je retourne à l'accueil des urgences, j'attends le taxi. Il me ramène. « C'est la sortie à gauche, là. Attention, c'est sur cette route que j'ai dérapé, allez-y lentement. Si vous voyez des débris, ils sont à moi... » Il me dépose chez moi. 15 km, 45 €. C'est rentable, taxi. Je veux être maçon-taxi.

 

Je vais me coucher. Il est 4h du matin. Il faut que je téléphone au boulot le lendemain pour les prévenir. Les médicaments font dormir. Je n'en prends pas pour être sûr d'être réveillé et pouvoir les appeler. Je dors plus ou moins quatre heures, je somnole plus ou moins une de plus. J'ai envie d'être materné. Je ne peux pas me tourner sans grimacer. Je préviens le boulot. Il faut passer chez les CRS faire une déposition. Je veux récupérer mes cadeaux et mon appareil photo dans la voiture. J'appelle mes parents. J'envoie un mail aux amis. Je trouve une voiture en plastique dans mes Chocapic. Haha. J'ai mal, plus de voiture, je suis tout seul, j'ai pas assez dormi. J'ai envie de pleurer, pour évacuer. Mes parents arrivent. Merci.

 

On passe faire la déposition, récupérer l'adresse du dépanneur, puis récupérer mes affaires dans la voiture. Elle est en morceaux. L’intérieur est intact, mes affaires aussi. Direction pharmacie. Un des médicaments fait dormir, je ne dois pas prendre la voiture après en avoir avalé. Haha. Les collègues passent dire bonjour et prendre des nouvelles. Merci.

 

Le soir, j'ai besoin de récupérer. Les médocs et le sommeil en retard aidant, je dors une douzaine d'heures d'un sommeil médicamenteux, sans rêves. Au réveil, les médicaments ne font plus effet, je grimace en bougeant. J'appelle le boulot. « Je n'ai pas d'arrêt de travail. Je peux bosser de chez moi ? » « Pour moi, pas de problème, je vais voir avec les RH ». Je prends rendez-vous avec mon généraliste. « J'ai vu les RH. Le télétravail n'est possible que dans le cas d'un accident du travail ». Super. Une belle politique d'aménagement de poste, une entreprise à l'écoute des salariés... En fait, seulement un moyen de réduire les statistiques d'accident avec arrêt. Merci...

 

Je sors du cabinet du médecin. « Je suis arrêté pour le reste de la semaine. Je poserai un RTT pour hier ». De toute façon, il y a du travail... Ce que je ne fais pas maintenant, il faudra le récupérer la semaine suivante... Je bosse un peu. Les jours passent. Les médocs me font dormir. Dix à douze heures par nuit, bon score. La chimie efface la douleur.

 

Lundi, reprise du boulot. Dernier jour de médicaments. Mardi, libéré de la chimie. J'ai l'impression de revenir deux jours en arrière. La semaine se passe. Je dors mal, je me réveille plusieurs fois par nuit, je transpire. Il y a pas mal de travail, je fais des grosses journées. Samedi, je suis crevé. J'arrive à faire trente minutes de voiture. Je ne roule pas vite. Le soir, je reprends un comprimé. J'ai besoin de dormir. Dimanche, ça va mieux, j'ai pu récupérer cette nuit-là.

 

On est mardi. Je n'ai plus vraiment mal dans la journée, à moins de faire de grands mouvements, d'éternuer, de bailler, ou de rire. Je sens quand même, peut-on appeler ça une douleur ?, une gêne, un message électrique envoyé jusqu'à mon cerveau, comme quand on appuie sur un bleu, ne serait-ce que quand je marche un peu trop vite. La nuit, c'est pire. C'est allongé que ça appuie et tire de partout. La nuit dernière j'ai réussi à dormir à peu près bien. Sans transpirer, au moins. Ça va se guérir, petit à petit. Le pire, c’est cette odeur de brûlé. Celle des airbags. Il paraît qu'on ne l'oublie pas. Je l'ai sentie plusieurs fois déjà depuis l'accident. Elle revient de temps en temps. Encore tout à l'heure, quand le four chauffait. Le pire, c'est cette odeur de brûlé...

Par Meuble - Publié dans : Tranches de vie
Laisser une trace - Observer les 5 traces de passage
Mardi 15 novembre 2011 2 15 /11 /Nov /2011 00:28

Petite pub pour une Alfa Romeo : la Mito.

http://levraimariusse.unblog.fr/files/2009/03/alfaromeomito.jpg

 

"Mito : plus belle voiture de l'année".

Mais comment vous voulez être crédibles avec un nom pareil ?!

Par Meuble - Publié dans : Photos
Laisser une trace - Observer les 0 traces de passage
Vendredi 19 août 2011 5 19 /08 /Août /2011 19:28

Définitions d’un pas fini

 

 « Le manque de définition est plutôt une perfection

qu’un défaut, parce qu’il ne vient pas de leur obscurité,

mais au contraire de leur extrême évidence. »

Blaise Pascal

 

L’absence de définition d’un mot, d’un concept ou d’une idée serait un gage de simplicité et d’évidence ? C’est vrai que si tout le monde connaît son sens, nul besoin de définir un terme. Mais nous avons tous été enfants et ignorants, nous avons tous grandi avec des expériences, des cultures et des apprentissages différents. Alors le meilleur moyen d’être sûrs de se comprendre, c’est encore de définir les concepts que nous utilisons.

 

On croise parfois, au hasard d’une promenade, des bancs à qui l’on vient de refaire une beauté, fièrement ceints en guise de collier d’une pancarte « peinture fraîche ». Pourquoi n’en rencontre-t-on jamais avec la mention « peinture périmée » ?

 

On ne connaît jamais toutes les réponses des questions Trivial Pursuit, et il peut arriver qu'on galère vraiment pour les trouver... Mais vous avouerez qu'il y a quand même des questions plus difficiles ! Honnêtement, les questions apéricubes sont plus faciles que les questions carambar, non ?

 

Pourquoi certains mots sont vulgaires, d'autres non, alors qu'ils sont synonymes ? Pourquoi, dans une soirée mondaine, un testicule passerait mieux qu'une couille ? Pourquoi un même mot peut avoir des niveaux de langue différents en fonction de son sens ?  Pourquoi me trouverait-on vulgaire si je dis que j'aime bien caresser la chatte de ma voisine ? Pauvre félin qui n'a rien demandé à personne mais attire l'opprobre... Qui a décidé du niveau de langue des mots et expressions de la langue française ?On devrait attribuer le même niveau de langue à tous les mots, non ? Au moins plus personne ne sera choqué par des propos vulgaires !

 

On me dit parfois que je suis fou. Pas insensé, plutôt stupide et débridé, prêt à tout ce qui paraît idiot, inutile et ridicule, du moment que c'est décalé et drôle. Comme si c'était une tare... Mais, franchement : que ce monde serait insipide sans ce nécessaire grain de folie déposé sur le désert de la banalité !

 

"Ce sont toujours les meilleurs qui partent en premier", entend-on parfois en diverses circonstances. Ça peut paraître attentionné, mais qu'est-ce que ça cache ? Que ceux qui restent sont les pires ? Ou, si non, que c'est le départ qui rend meilleur ? Dans les deux cas, ça ne ressemble pas à un compliment...

 

Entendu, à propos des personnages d'un film : "Ces deux-là sont heureux, ils n'ont plus rien à raconter. Donc non, il n'y aura pas de suite." Mais pourquoi ? Le bonheur ne serait donc pas intéressant à raconter ? Mais que valent donc tous ces poètes et auteurs contemplatifs qui transcendent leurs sentiments dans d'épiques fresques romantiques dépeignant avec force enluminures ce pourquoi nous respirons chaque jour ?

 

Pourquoi changeons-nous d'heure deux fois par an ? Pour une histoire d'économie d'énergie, à l'origine... Si le soleil se couche une heure plus tard, on utilise moins d'énergie pour l'éclairage. Et apparemment, il y a davantage de gens qui se couchent tard qu'il y en a qui se lèvent tôt. Mais le changement d'heure lui-même est perturbant. Ne serait-ce que pour les vaches. Si si, il paraît que décaler l'heure de la traite a pour effet une diminution de la qualité et de la quantité du lait. Alors pourquoi ne pas rester tout le temps à l'heure d'été ? De toute façon, en hiver, quand on se lève, il fait nuit, et quand on se couche aussi... Alors une heure de plus ou de moins...

 

Je connais quelqu'un qui ne se déplace qu'en marchant sur les mains. Certains le prennent pour un fou. Moi, je le trouve très équilibré...

 

J'ai l'impression qu'il y a beaucoup plus d'attentats dans les avions que dans les trains. Pourquoi donc ? Pour le spectacle ? Parce qu'un avion qui tombe, en général on n'en réchappe pas ? Pourtant, ça m'a l'air bien plus compliqué de faire passer une bombe dans un avion plutôt que dans un train... Et sur une grande ligne TGV, très fréquentée, avec un train bondé, plusieurs charges bien placées, et une explosion au bon endroit (au passage d'un pont, par exemple), ça doit pouvoir être bien rentable ! Alors, pourquoi n'y a-t-il pas de contrôles avant de monter dans un train ? Et pourquoi personne n'en profite ?

 

La couleur du caméléon est-elle transitive ? Un caméléon sur un caméléon sur une branche, est-t-il de la couleur de la branche ?

 

Le Tour de France, physiquement, ça doit être bien usant. Heureusement, les cyclistes ont du bon matériel pour les aider. Mais alors, pourquoi ne pas faire, comme en F1, un classement des constructeurs ? Le vélo n'y serait pas pour grand-chose ? Admettons. En fait, il faudrait plutôt faire un classement des laboratoires pharmaceutiques, qui récompenserait le meilleur produit dopant !

 

Y a-t-il le mot « dictionnaire » dans le dictionnaire ? Oui... Et très étrangement, la définition (Petit Rober 2010) en est « Dictionnaire : recueil d'unités signifiantes de la langue (mots, termes, éléments...) rangées dans un ordre convenu, qui donne des définitions, des informations sur les signes. », et non pas « Dictionnaire : c'est ce que vous avez entre les mains, co*****, alors me faites pas croire que vous savez pas ce que c'est ! ».

 

À Avignon existe l’« École Privée des Arts de la Coiffure et de l’Esthétique » (boulevard St-Michel, pour les curieux). Je veux bien concevoir que l’on puisse enseigner l’art de la coiffure, car cette pratique nécessite bien un certain apprentissage pour réussir à faire correspondre la tête du client à celle qu’il s’était imaginée en arrivant. Mais comment peut-on se targuer d’enseigner l’esthétique, cette « science du beau dans la nature et dans l’art » (définition Petit Robert 2010) ? La beauté n’est-elle pas subjective ? D’ailleurs, pris en tant qu’adjectif, « esthétique » signifie « relatif au sentiment du beau ». C’est bien un sentiment, personnel, et forcément subjectif ! Comment pourrait-on inculquer de manière absolue un ressenti ?

 

Avec des si, on mettrait Paris en bouteille. Mais sans si, on met déjà des bateaux en bouteille. Alors Paris, pourquoi pas ? Faudrait juste une grande bouteille, et quelques outils... Avec des scies, on mettrait Paris en (grosse) bouteille !

Par Meuble - Publié dans : Pensées en bouquet
Laisser une trace - Observer les 5 traces de passage
Vendredi 17 juin 2011 5 17 /06 /Juin /2011 00:19

Le temps passe et ne s’arrête pas. Plus de repères, la Terre tourne mais je ne la sens pas. Le temps d’une révolution, je me retourne et six mois se sont enfuis. Juin entamé, septembre est bientôt là, alors que l’hiver a disparu, n’en subsiste qu’un souvenir fugace de nuits plus longues, qui se dissipe dans la longueur des jours grandissant. L’hiver n’a duré qu’une heure, l’être semble insaisissable, l’été sonne comme le passé, le sera me renvoie des images d’étreintes. Échos du futur ou simple envie ?

 

Le temps passe si vite qu’il en devient flou, je suis perdu dans une ronde infinie, plus tellement net moi-même. Impression format A3, que ce qui compte se soustrait aux faits marquants, pour ne laisser trace que des manques à combler. La réalité est diffuse dans ce tourbillon, je songe éveillé que je vis en dormant, qu’Elevtherya est à portée de bras. Je n’ai qu’à les tendre pour agripper ce rêve-ci ou bien celui-là…

 

Le temps passe autour de moi, je reste statique comme l’électricité qui aurait fini de courir, je regarde avec l’œil du cyclone ma vie défiler dans ma périphérie, fluide. Envies, rêves et désirs se mêlent, orbitent à distance respectueuse, me frôlent et repartent sans me laisser le temps de faire ce pas en avant pour les saisir. Ma peau se chair-de-poulise et mes poils se dressent, dessin épidermique de cette vague frissonnante qui chatouille mon corps de l’intérieur à l’idée d’attraper, d’accomplir, d’assouvir toutes ces passions qui naviguent en rafting sur le courant désordonné de ma pensée.

 

Le temps passe et repasse, défripe les inhibitions et ride le front, impulse à créer les occasions au lieu de leur sauter dessus. Envie de le rester et d’en profiter, ne reste plus qu’à creuser, transformer les vides en pleins, emplir à ras et déborder, raz-de-marée inondant la grève et noyant l’inactivité ! Alors je troue, ponctionne et galerise, bâtis grandeur nature le réseau labyrinthique du relief de mon cerveau, ritualise le passage de la plaine en montagnes, grimpe et prends mon envol !

 

Le temps passe, vite ou lent, minute après seconde, mais je ne suis plus de glace, je me fonds dans son tourbillon, pour embrasser en un instant, ce qui me tient à cœur depuis enfant.

 

Étreignant le ciel d’une aile, je capturerai ces sentiments, pour les réciter à mes descendants.

Par Meuble - Publié dans : Textes, Nouvelles, Créations
Laisser une trace - Observer les 4 traces de passage
Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 20:22
Il est là à attendre, 
Ici, ailleurs ou là-bas, 
Il est là il patiente, 
Espérant qu’elle s’arrêtera. 

Quand elle paraît au loin, 
Il se redresse l’air de rien : 
Elle vient vers lui, 
Se pourrait-il qu’elle le vît ? 

Elle se rapproche encore, 
Son cœur en bat plus fort. 
Et soudain elle s’arrête 
Devant lui, stupéfaite. 

Son cœur s’est arrêté, 
Face à l’inespéré. 
Mais sans un regard, 
Elle s’ébranle et repart. 

Il est là à attendre, 
Ici, ailleurs ou là-bas, 
Il est là il patiente, 
Espérant qu’elle s’arrêtera. 

Ainsi est sa douce, 
Blonde, brune ou rousse, 
Elle alimente son chœur 
De chants tristes et rêveurs. 

Mais quand elle stoppe devant lui, 
C’est seulement un souci 
Qui la distrait un instant 
De son inertie vers l’avant. 

Toujours elle le croise, 
Jamais ne le toise, 
Il n’existe pas, 
Anonyme, nulle ne le voit. 

Il est là à attendre, 
Ici, ailleurs, ou là-bas, 
Il est là il patiente, 
Espérant qu’elle s’arrêtera. 

Jour après nuit il s’obstine, 
Jamais il ne décline 
Ce rendez-vous utopique 
Avec sa belle hypothétique. 

Mû par ce fol espoir 
De réaliser un soir 
Son rêve séculaire, 
Il se languit, solitaire. 

Car telle est sa croix : 
Invisible il restera 
Aux yeux des demoiselles, 
Qui l’ignorent, cruelles. 

Ici, ailleurs, ou là-bas, 
Il est là il patiente, 
Espérant que s’achèvera, 
Son éternelle attente.
Par Meuble - Publié dans : Une photo, un texte
Laisser une trace - Observer les 4 traces de passage
Lundi 18 avril 2011 1 18 /04 /Avr /2011 13:54

Ça y est, Marie Galante c'est fini. Non pas que lîle a disparu de la carte, c'est moi qui ai disparu de l'île. Alors finis moustiques, scolopendres, pluie, grisaille... Mais finis aussi soleil, mer turquoise, sable fin, palmiers, canne à sucre, mangrove, distilleries en ruine, piscine, mer, pneu gonflable et canard en plastique jaune.

 

C'était un peu court tout ça, mine de rien, ça donne envie de retourner par là-bas. À Marie-Galante ou ailleurs dans l'archipel, aller voir la Soufrière par exemple, explorer Basse-Terre, visiter plus avant les Saintes... Et puis partir ailleurs, aller comparer avec la Réunion, il paraît qu'il y a des cascades là-bas.

 

En attendant, il reste plein de photos à trier, je ne pense pas que j'en mettrai d'autres par ici, la suite ce sera sur Picasa. Merci d'avoir suivi ce petit parcours de 10 jours, et à bientôt pour de nouvelles aventures !

Par Meuble - Publié dans : Tranches de vie
Laisser une trace - Observer les 1 traces de passage
Lundi 18 avril 2011 1 18 /04 /Avr /2011 03:56

http://www.pix-populi.fr/static/images/forum/contributions/20110408Marie-Galante135-2.jpg

Par Meuble - Publié dans : Photos
Laisser une trace - Observer les 1 traces de passage
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés