Pierre qui latte n'amasse pas masse
Oui, je sais, mais allez trouver un jeu de mots digne de ce nom avec Pierrelatte... D'ailleurs, si vous avez des propositions, postez-moi ça en commentaire ! Tout ça pour signifier que je vais parler de Pierrelatte. J'aurais pu simplement mettre "Pierrelatte", mais non. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? La vie va vers toujours plus de complexité. Serait-ce rendre cet article vivant que de le compliquer ? Je pourrais très bien changer complètement de sujet, et partir en digression instantanée sur cette vaste question philosophique qui, j'en suis persuadé, vous passionne tous. Mais, pour ça, il faudrait que je trouve un autre titre... Tant pis. Mais ne vous réjouissez pas trop vite : ce sera pour une prochaine fois !
Bon, finalement, je suis encore une fois parti dans les méandres de mon esprit (shooté au kiwi ?) en m'éloignant ostensiblement du sujet initial. J'espère que vous ne me jetterez pas la pierre. Latte mon réveil, la prochaine fois ! Oui, je me donne des ordres, mais quelle idée, aussi, de sonner à 3h30, ce mercredi matin... heu... nuit, ayant pour effet immédiat de me faire ouvrir les yeux et jeter un oeil (oui, un seul, l'autre étant trop fatigué pour suivre le mouvement), jeter un oeil vers les étoiles que j'aperçois par la fenêtre. Parce que, quitte à se faire réveiller en plein milieu de la nuit, autant ne pas fermer les volets, de toute façon ce n'est pas le soleil qui sera gênant, donc autant profiter du spectacle !
Pourquoi 3h30, me demandez-vous ? Parce que, pour aller à Pierrelatte en passant par Avignon, sachant que c'est un déplacement pour la journée, il faut partir tôt. Parce que Pierrelatte, c'est à une heure de voiture au nord d'Avignon. Du coup, il faut pas arriver trop tard à Avignon (oui, je sais, il existe un débat pour savoir si on doit dire en Avignon ou à Avignon ; c'est pourquoi j'ai cherché l'origine de ce point fort obscur, et que, à cause des explications présentes sur Wikipédia et sur le site de la ville d'Avignon, explications que je ne vais pas retranscrire ici sous peine de voir s'allonger un texte qui a déjà bien grandi, au grand dam, à n'en pas douter, de nombreux lecteurs, à cause de ces explications, disais-je, j'emploierai ici, parlant de la ville d'Avignon, la locution à Avignon. S'il m'arrivait de parler de la région avignonnaise, j'emploierai dans ce cas la locution en Avignon.)
Ce qu'il faut retenir de tout cela, c'est que pour un déplacement à Pierrelatte, il faut prendre un train à 6h20 à Gare de Lyon. Ce qui implique prendre un train à 5h03 à SQY. Deux trains sont susceptibles de correspondre aux horaires : le premier à 5h03, le second à 5h21. Prévoyant une marge de manoeuvre en cas d'aléa SNCF ou de ratage d'un train pour cause de non réveil du Meuble, la solution est donc de prendre celui de 5h03. Ce qui veut dire réveil à 3h30. Levé à 3h35. Passage aux toilettes, puis douche, il est 3h50. Démêlage de cheveux. Il est 4h10. Habillage. Il est 4h15. Brossage de dents, rasage (attention, ne pas intervertir). Il est 4h25. Vérification des affaires à ne pas oublier, notamment billets de train. Il est 4h30.
Sachant que le parking gratuit le plus proche de la gare que je connaisse est le parking du boulot, et que je mets 15 minutes quand il n'y a pas de circulation pour aller jusqu'au parking, puis environ 12 minutes pour aller du parking à la gare, le timing semble pas mal. Oui, mais là, niveau circulation, c'est l'exact opposé du croisement A6 / N104 à 14h le samedi 14 juillet par une belle journée direction le sud, la chaleur et les vacances. Résultat, je suis garé 10 minutes après être parti. Je n'ai même pas à attendre que les voitures aient fini de passer pour traverser les rues. Je suis à la gare en 10 minutes. J'ai donc 10 minutes à attendre sur le quai, dans la fraîcheur de la nuit, avec la Lune pour seule compagnie, qui d'ailleurs sera là une bonne partie de la matinée, me regardant à travers la vitre du train.
Pas de problèmes sur le réseau ferré, j'arrive à Gare de Lyon vers 6h05. Le temps de trouver le quai, la voiture, la place, il doit être 6h12. Nico et Eric arrivent peu après. Le train démarre. Il reste pas mal de places libres, pas étonnant à cette heure. Il y a quand même quelques vacanciers qui se sont levés tôt pour aller profiter du beau temps du sud, chargés de valises et habillés en tenue estivale.
Le train va jusqu'à Marseille. Il faudra se réveiller à Avignon pour ne pas rater l'arrêt, ce serait dommage. Enfin, non, mais je pense qu'on aurait eu des problèmes si on était arrivé dans la cité phocéenne. Finalement, pas moyen de dormir. Juste un peu de somnolence, en se laissant bercer par le doux ondulement mécanique et en contemplant le paysage qui défile, dominé par la lune qui, décidément, ne veut pas se coucher. Environ 35 minutes avant Avignon, on peut voir deux tours de refroidissement sur la gauche. Voilà, c'est là qu'on va.
Arrivés à Avignon, on descend du train, on se dirige vers le parking, où quelques agences de location de voitures ont érigé là leurs succursales commerciales dans des préfabriqués de 30 m². On entre dans une agence. On ressort : pas la bonne. On entre dans une deuxième. On ressort : cette fois, c'est bon, on ressort avec les clés. Direction la voiture, une Ford Mondéo relativement sale de l'extérieur, tachetée de cette poussière sableuse amenée par la pluie. Et on décolle, direction Pierrelatte.
Eric est au volant. Il conduit bizarrement : il accélère, relâche la pédale, puis réaccélère, etc. Sa façon à lui de garder une vitesse constante ? Moi, je garde une pression constante sur l'accélérateur, au moins on n'est pas secoué toutes les 5 secondes. C'est quand même le premier que je voie conduire comme ça...
On contourne Avignon, entre les remparts et le Rhône, sans y entrer. Dommage, c'est une belle ville. On s'engage sur l'autoroute. On est un peu en avance, alors on s'arrête sur une aire boire du lait au chocolat et manger un pain, également au chocolat. On reprend la route, et on arrive finalement en vue du site de Pierrelatte. Impressionnant ! Une centrale nucléaire, des usines Areva, le tout s'étend sur 600 hectares !
On passe à l'accueil, on laisse nos badges, on nous prend en photo, on nous donne d'autres badges. Puis on attend que quelqu'un vienne nous chercher. En discutant Star Wars avec son maître de stage. Notre rendez-vous arrive, on le suit jusqu'à une salle de réunion. On commence à travailler, puis on s'arrête pour aller manger. On part vers un restau, serrés à 5 dans la voiture. Direction une serre, proche de la ferme aux crocodiles. Un site touristique ultra connu, paraît-il. Pas le temps de s'y arrêter, on continue vers le restau. Aménagé dans une serre, donc. Climatisée. J'ose même pas imaginer l'énergie nécessaire pour climatiser le bâtiment ! Il faut dire que la serre est grande ; on pourrait en mettre, des pêches, dedans ! Mais le soleil nous fait un clin d'oeil, nous mangeons en terrasse. Rien d'exceptionnel, mais servi rapidement, et tout à fait honnête.
Le repas terminé, on retourne travailler. Jusqu'à 16 heures, heure à laquelle on doit repartir pour Avignon, au risque de rater le train du retour, à 17h07. On refait le même trajet en sens inverse, on repasse entre le Rhône et les remparts avignonnais. Cette fois, je vois le fameux pont, toujours à moitié écroulé. Et plus personne ne danse dessus...
On a beau remonter à Paris, le train est bondé. J'aurais dû avoir une place isolée, près de la fenêtre, je me retrouve à occuper le dernier siège d'une table de 4. Tant pis, de toute façon je vais essayer de me reposer. Dormir ? Non, pas plus de succès qu'à l'aller. Sauf pour la lune qui, à cette heure, s'est enfin couchée. Arrivés à Gare de Lyon à 19h45, Eric propose de me ramener à SQY. On se dirige donc vers le parking. 13h45 de stationnement, 23€ de parking. Je préfère marcher 30 minutes et payer un RER 3,60€ !
On traverse Paris, bouchée, et on arrive sur l'autoroute. Sortie SQY, je récupère ma voiture, je rentre. Il doit être 22h. Je fais le tour des forums, des blogs, des mails. Les déplacements, c'est bien, mais la prochaine fois, on partira la veille, ça nous permettra d'avoir une journée de travail plus productive, et de visiter un peu la ville la veille au soir, c'est toujours bien, un peu de tourisme. Surtout sous le soleil, alors que le ciel francilien ne lâche pas sa parure grise. 23h30, ça fait 20 heures que je suis debout, il serait peut-être temps de se coucher ! Je plonge dans mon lit, et me noie dans le sommeil. La lune est revenue.