Sot l’y dèse – Part 1

Publié le par Meuble

Pour commencer, voici la définition d’un barbarisme nouvellement créé :
Dèser (verbe) : Prendre des coups de soleil.

 

Oui, j’avoue, mes titres sont de plus en plus capillotractés. Non, j’avoue, je n’ai pas honte. Le succès, c’est le ridicule moins la honte. Le ridicule, ça va, je connais. Ca ne me dérange pas du tout. Au contraire, même, j’aime bien ça. Ca fait partie de l’autodérision. La honte, je m’en suis débarrassée. Au moins en ce qui concerne le ridicule. J’en conclus que j’ai du succès. Où commence le succès ? Dès qu’une personne vous aime bien et aime ce que vous faites ? Alors j’en connais au moins une : moi-même. Si vous en connaissez d’autres, faites-moi signe, peut-être n’est-il pas trop tard et peut-on encore les sauver.

 

Sur ce, attaquons le vif du sujet, mais en douceur : le sujet étant vif, mieux vaut prendre ses précautions, ce serait dommage de se blesser. Le sujet en question débute par un jeudi de la semaine précédente. Par la fin d’un jeudi, même : sortie du boulot, passage à Virgin récupérer L’Habit Bleu du Doute, commandé 12 jours plus tôt. Pour ceux qui se poseraient la question, je pense que j’en parlerai prochainement, vous saurez donc de quoi il s’agit. Pour ceux qui se poseraient la question, et qui de surcroît seraient impatients, google est votre ami. Une fois L’Habit enfilé, pas de doute possible : il faut rentrer vers Mennecy. D’abord passer à l’appart’ prendre des affaires, puis direction N118, N104, A6, sortie Villabé, arrivée à Mennecy. Le temps de poser des affaires, et direction Cerny : rendez-vous chez Fred, pour une petite soirée tranquille entre potes. Thieum, Céline, Tom, Mathilde, Q1, Harry, Fred bien sûr. Et Jne, ça faisait longtemps que je l’avais pas croisé, donc ça fait plaisir.

 

Un repas typique du syndrome « organisation à la dernière minute niveau bouffe, donc on prend ce qui traîne dans le frigo ça fera l’affaire », une ou deux parties de Uno, et la planification de la journée du vendredi. Bilan : je dois être chez Fred à 8h30 du matin (!) pour récupérer les affaires du Fred, et le Fred en question, puis passer chez Thieum pour récupérer les affaires de l’Elfe et de Thieum, et l’Elfe en question. Mais pas le Thieum, qui bosse et donc nous rejoindra directement au camping plus tard.

 

Un peu avant minuit, on prend la direction du lit. Une main se glisse dans ma poche, à la recherche de ma clé de voiture. Elle tâtonne, s’empare de la clé, tâtonne encore… cherche les clés de la maison… ne les trouve pas. Se saisit du portable, compose le numéro de la maison en espérant qu’il n’est point encore trop tard et que les occupants ne dorment pas. Ca sonne. Le répondeur décroche. J’aime pas discuter avec les répondeurs, ils n’ont rien à raconter. Je raccroche, rappelle. Cette fois c’est bon. Après un rapide conciliabule, il s’avère que les occupants n’étaient pas encore endormis (ouf), et que la porte sera ouverte quand j’arriverai. Je rentre, règle le réveil de mon portable pour 7h, je bouquine un peu, et je dors.

 

Vendredi matin, l’empereur, sa femme et le ptit prince… heu… Vendredi matin, j’ouvre un œil, j’attrape mon portable, j’appuie sur une touche pour voir l’heure. 6h12. Je repose le portable, referme un œil, me rendors. Vendredi matin, je rouvre un œil. Tiens, c’est bien lumineux… J’attrape mon portable, j’appuie sur une touche pour voir l’heure. 8h07. Et deux choix s’offrent à moi. Deux options pour le réveil. Arrêter, et Répéter. Ca fait donc plus d’une heure que le réveil sonne. En silence. C’est utile, non, un réveil silencieux ? Surtout que le téléphone lui-même n’est pas en mode silencieux…

 

Je me lève, j’attrape mon sac, ma tente, mon duvet, mon matelas. J’ajoute quelques vêtements, une pincée de jeux, je saupoudre d’une casquette, un K-way, un marteau, un chiffon. Je croise mon papa (« ha oui, tu vas être en retard, là ! », et il retourne dans son journal). Je remplis une bouteille d’eau. Je l’oublie à côté de l’évier. Et je pars, direction Cerny. J’arrive, je me gare, je salue Fred. Il est 8h45 : seulement 15 minutes de retard. Je charge Fred et ses affaires, plus quelques trucs en plus que j’ai oubliés et qui me sont revenus en tête pendant le trajet (merci Fred). On décolle, direction Itteville. On arrive, on se gare, on salue l’Elfe. Toujours 15 minutes de retard. On charge l’Elfe et ses affaires, plus les affaires de Thieum. On décolle, direction Bourray. On arrive, on se gare, on salue la gare. Personne n’a de billet Bourray-Paris. On entre dans la gare, le train arrive. On achète nos tickets, le train est reparti. Bon, on est quitte pour attendre le suivant.

 

Il faut traverser les voies. On se dirige vers l’escalier. On aperçoit une machine pour composter les billets. On y fait des trous au passage (seulement dans les tickets, pas dans la machine). On se laisse engloutir par le sol, on le traverse d’un pas résolu, guidés par la lumière au bout du tunnel. On finit par émerger de l’autre côté. On pose nos affaires, ainsi que nous-mêmes, pour attendre la chenille mécanique qui nous emmènera jusqu’à la capitale. On mange des croissants parce qu’il commence à faire faim. On discute. Le temps passe. Le train finit par arriver, on grimpe dans son ventre. Les portes se referment : il nous digère. Il repart, à la recherche d’autres victimes. Il en trouve d’autres à son goût, les avale, poursuit son chemin. Il finit par arriver à Paris. N’ayant pas réussi à nous digérer, il nous recrache. Peut-être sommes-nous masochistes, car nous nous dirigeons alors vers le métro, pour se faire avaler de nouveau. Finalement, le métro nous recrache lui aussi, après 26 minutes d’efforts infructueux.

 

Fatigués de ces épreuves, nous ressortons de la terre pour profiter de l’air frais du dehors. On tombe sur Elsa, qui sort elle aussi du métro. Elle arrive de Rennes, et on a été fichus de se retrouver dans le même métro, mais pas dans la même rame ! Fred et moi avons maintenant deux elfes à se farcir pendant la dernière partie du trajet : une vingtaine de minutes à pieds jusqu’à l’entrée du camping. On traîne les sacs sur le ciment, l’asphalte et les pavés. Les sacs sont lourds. Une fois arrivés, le bras qui supporte la charge s’est allongé de 10 cm par rapport à l’autre !

 

Arrivés à l’entrée, on poireaute un peu, en attendant des potes de Fred qui viennent récupérer leurs places, détenues jusque là par Fred. Ils arrivent, récupèrent les billets, repartent de leur côté. On repart du nôtre, vers l’entrée. Et la fouille. On ouvre les sacs, de charmantes demoiselles les fouillent. L’une d’elles trouve mon marteau. En même temps, il était posé sur le dessus, pas difficile à dénicher… Du coup elle veut me le confisquer. « Hé, mais comment je vais planter mes piquets, moi ?! » « Le sol est pas dur, ça se fait bien à la main ! » Du coup, mon marteau part à la consigne, il faudra que je le récupère en sortant. Hé oui, parce que, je dois pas être normalement constitué, mais moi, que voulez-vous, j’avais pas pensé qu’un marteau, ça pouvait être dangereux. Je fais du camping, j’ai besoin d’un marteau pour enfoncer mes piquets. Mais d’autres voient un marteau, et visualisent une arme. Ou je ne sais quoi d’autre. Les couteaux, j’y avais pensé, c’est normal : ça coupe, donc c’est pas bien. Mais un marteau… ben un marteau, ça frappe. Et ça, c’est pas bien non plus. Tant pis, je me résous à enfoncer mes piquets à la main. La terre a intérêt à être tendre !

 

On passe au deuxième stand, où on nous offre un bracelet bleu et un bracelet rouge en échange de note réservation de camping et de notre entrée 3 jours. On continue note périple, vers un troisième lieu où un bénévole vient nous chercher par petits groupes pour nous placer dans le camping. Notre tour arrive, on traverse la piste de l’hippodrome, on se retrouve sur l’emplacement réservé pour l’érection des tentes. On se retrouve dans une allée, où on doit planter les nôtres, en se serrant un maximum, parce qu’il est prévu 6000 personnes ! Opération réussie : Elsa et Fred dans une tente, Céline et Thieum dans une autre. Et moi dans la dernière : tout seul dans la plus grande !

 

Une fois installés, on va se promener dans le camping, chercher à manger. Et on attend l’heure d’ouverture du site. On repère des toiles tendues sur un grillage, avec des feutres accrochés non loin. On se rapproche, on marque quelques « kiwi » de ci de là sur les toiles. On en rajoute aussi quelques-uns sur nos fronts, nos bras. Quentin, sorti du boulot, nous rejoint, accompagné de Palem. On observe les grues, érigées juste à côté, pour le saut à l’élastique. On décide d’y aller dès l’ouverture, pour éviter de faire la queue trop longtemps.

 

Finalement, les portes s’ouvrent…

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Publié dans Tranches de vie

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T
La suite : des kiwis secoués, des kiwis brulés, des kiwis mouillés, des kiwis fatigués.<br /> C'est joliment dit tout cas en tout ça ;-)
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M
La suite du festival, l'an prochain ^^<br /> La suite de l'histoire, vraisemblablement demain !
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P
Solidays en soi j'aime bien, mais en votre compagnie, ça doit être génial. La suite quand ?
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